
chapeaux de 1861
A
cette époque, une dame sort
rarement dans la rue sans son chapeau.
De
1852 à 1861, on utilise la
capote
dont les rubans
se nouent à la pointe
du menton. La forme de cette capote évolue, elle
s'élève un peu en
biais, dégageant assez largement la naissance des bandeaux
de cheveux.
Le bavolet abrite le petit chignon souple qui est placé sur
la nuque.
Octobre
1852
Les chapeaux conserveront leur forme de
cet été, pas leur forme assise mais leur forme
raisonnable. Leur forme assise celle qui réclamùe
le
soutien des épaules et qui laisse à
découvert la
figure, le chevelure pour ne cacher que le chignon et le cou. Les
calottes seront toujours petites et fuyantes, les bavolets peu
volumineux..
Il y aura peu de capotes tout en velours.
Le dentelé est la grande fureur du moment. Il y a de fort
jolies
capotes de dentelle ornées de dents de velours, soit noir,
soit
de couleur transparente. Le dessous de la passe est garni de
même. Cette saison, l'intérieur du chapeau sera
couvert de
blonde dentelée, de petits rubans, de fleurs et
même de
nattes en ruban ou en velours. Ces nattes remplaceront les nattes que
beaucoup de femmes tressent avec leurs cheveux et qui courronnent les
bandeaux.
Le mélange de satin et de
velours
épinglé pour toilette, de satin et blonde, de
satin et
velours a fait éclore de très jolies capotes.
Novembre
1852
Il existe une telle
variété
de formes et d'arrangements qu'il est impossible de tous les
énumérer. Il n'est plus question de la paille
noire
depuis longtemps. Le feutre noir, les chapeaux de soie sz garnissent
très simplement. Le feutre choca, couleur à la
mode, un
peu noisette, à reflet alezn, peut être
orné de
petits flots de rubans écossais. Les grandes traverses en
ruban
n°22 que l'on portait cet été ne sont de
mode que
pour restaurer un vieux chapeau.
Les fonds des capotes sont à
damiers velours et satin, satin et velours
épinglé, satin
de deux couleurs. Quelques capotes sont d'un seul morceau : les fronces
sont retenues , de distance en distance, par des velours larges d'un
doigt ou des velours épinglés selon
l'étoffe. Des
flots de velours de chaque côté sont les seuls
ornements.
La passe dessus et dessous, et le bavolet sont entourés
d'une
petite dentelle à dents.
Les capotes de dentelle,
ornées de
dents ou d'autres fantaisies en velours se porteront très
avant
dans la saison.. Toutes les passes sont garnies avec profusion, en
dessous, de blondes, de velours, de petits rubans, de fleurs, de nattes
en ruban passant sur le front, etc...
Les couleurs
préférées pour le velours sont le
groseille clair.
En satin c'est le gros vert, le gros bleu, pain
brûlé,
vert-paon et violet.
Mars
1853
Pour la ville, on met des capotes en satin foncé en velours
et
satin, en velours épinglé, en feutre. Ces
derniers sont
pour les négligés du matin et du soir.
Les chapeaux
du soir se font en crêpe, en tulle ou en satin blanc. Les
capotes
habillées sont enjolivées de blonde et de fleurs
;
presque tous les dessous sont en fleurs mélangées
de
feuilles d'or ou d'épis ; un nouveau genre de voiles
à
pois fait fureur. Ils sont en général noir et se
mettent
sur les chapeaux de couleur foncée.
Avril 1853
Les chapeaux ont les passes moins évasées, les
formes
restent basse derrière. On les garnit, à
profusion sous
les passes avec des fleurs, de la blode et des rubans formant
d'énormes touffes qui encadrent le visage. Ils sont faits de
crêpe oui de taffetas, en paille d'Italie brodée
au
plumetis, en pailleplate. Ceux qui sont ajourés ont fait
passer
des rubans ou des bouillonnés de crêpe dans les
interstices.
Le tulle, la blonde, le gros de Naples, le crêpe sont
constamment
unis. Les ornements sont des touffes de petites fleurs, de la
passementerie de paille, des têtes de plumes
frisées, sans
oublier les hautes blondes faisant voilettes que l'on place au bord des
passes mais qui ne peuvent convenir aux jeunes filles..
Pour les demi-toilettes, les capotes sont en crêpe gros bleu
ou
pensée avec dentelle noire , pour les grandes toilettess, il
faut le blanc ou les couleurs très claires.
Un chapeau, nommé "impératrice" a le bor d de la
passe
renversé, le fond est fuyant comme un bonnet, trois noeuds y
sont placés en se suivant jusqu'au bavolet
Mai
1853
Les chapeaux sont toujours aussi variés dans la
matière et les ornements. la paille ajourée est
doublée de taffetas, la paille de riz est
associée au
tulle ou au crêpe. Les pailles d'Italie sont
brodées au
passé. Quelques chapeaux se font sans calotte :
une
carcasse légère, enjolivée de fleurs
et de rubans,
couvre les cheveux derrière.
Le gros de Naples est toujours de mode associé à
la paille avec des ornements de paille et de la bonde.
Mars
1855
Les plus jolis qui se voient, en ce moment, sont en velours
épinglé blanc, bleu de ciel, lilas rose et gris
de perle.
Cette couleur est très à la mode et s'accorde
bien avec
la voilette noire et des ornements semblables sur la passe. Le dessous
doit être composé de roses ou de fleurs cerise..
Les chapeaux de théâtres ou de concert sont en
crêpe, c'est la matière
préférée. Il
peut être rose ou blanc et orné de
marabouts (plumes
légères et charmantes).
Septembre
1855
Rien de nouveau concernant les chapeaux, la passe reste petite, la
calotte plate et fuyante ; ils avancent un peu plus sur la
tête,
seulement, à la Marie Stuart.
Octobre
1855
Les chapeaux de velours redeviennent à la mode. Souvent le
fond
est plein et la passe claire est faite en tuklle noir. Ce
modèle
est un peu froid pour l'hiver.
Les chapeaux de taffetas brodés en perles de jais, surtout
en noir, ont une faveur méritée.
Il y a aussi les chapeaux résille dont le fpnd est
quadrillé de petits velous ou de chenille, entre les
interstices
se quadrilles, on place des perles de jais.
Pour les jeunes personnes, rien ne conviendrait mieux que les chapeaux
en taffetas de fantaisie ou en velours.
Mars
1856
Les chapeaux sont toujours aussi petits, de couleurs foncées
pour la ville, de couleurs claires pour le soir. Ils ont toujours une
forme fuyante, les bavolets sont toujours très longs et les
brides sont toujours larges, plus longues. Les garnitures sont toujours
excessives.
Les chapeaux de paille de riz seront très en vogue pour
grande
toilette. Certains de ces chapeaux sont brodés en couleur,
d'autres en chenille ou bien il y a des petits dessins en velours.
Certains chapeaux sont de deux couleurs; Exemple : la passe en taffets
raose, le fond en crête blanc.
Mai
1856
Les chapeaux se portent moins en
arrière, ils sont de deux couleurs, toujours aussi coquets
et
garnis pareillement.. On adopte, pour toilettes simples, les pailles de
fantaisie garnies d'une manière ravissante.
à suivre ...
De 1862 à 1864, la capote
change de forme, elle
s'élève de plus en plus
au-dessus des bandeaux. Sous sa passe, elle est garnie de fleurs et de
dentelle.
En 1864, elle commence à
s'aplatir en gardant la
coiffe qui repose sur
le chignon devenu volumineux, à l'arrière de la
tête.
A la fin de l'année 1865, les chapeaux, tout en
reprenant la
calotte,
qui semblait devoir s'éclipser à la suite du
bavolet, se sont vus
forcés de faire des concessions aux grands chignons toujours
en faveur.
Ils s'en suit que les chapeaux sont extémement petits ; la
calotte est
coupée très-courte et toute droite par
derrière pour laisser passer le
chignon ; la passe est très étroite, et ce qu'on
est convenu d'appeler
le bavolet est un bord étroit et tout droit ,
placé sous la calotte. Il
n'en n'est pas de même des chapeaux à fond
bouillonnés, s'élevant plus
haut que la passe. (Journal des Jeunes personnes 1865-66)
De 1866 à 1869,
la position
du chignon ayant changé, commence la mode
d'une petite coiffure en plateau qui ne conserve de la capote, que les
rubans qui sont noués sous le menton.
Janvier 1866
Les chapeaux sont, pour la plupart, en velours,
ornés de différentes façons.
Février
1866
La forme Empire est devenue
générale pour les chapeaux mais on fait encore,
dans le
style "fanchon" pour toilette de spectacle ou de visite,
c'est-à-dire les chapeaux très
parés, ils
sont en satin plissé ou en tulle de blonde avec bord en
satin.
Avril
1866
Les chapeaux ronds sont encore à la
mode pour l'été.
Mai
1866
La petite forme de chapeaux, à la mode aujourd'hui, ne
conviennent, en vérité, qu'aux jeunes visages.
Voici quelque formes :
Le genre fanchon,
très petit,
très arrondi devant et sur les côtés,
garni de fleurs.
Le chapeau de forme duchesse
Lamballe est
très petit,
c'est le chapeau Empire très arrondi, on y pose
généralement la garniture en couronne.
En fait de chapeaux ronds, il y a aussi le
chapeau
Bergère qui
est, en effet, parfaitement rond ; il se garnit de fleurs et se noue
sous le manton avec des brides en taffetas. Puis le chapeau Napolitain
qui est tout plat et se noue aussi avec des brides.
La paille de fantaisie joue un grand rôle dans les chapeaux
de
demi-toilette. On les orne de torsades, glands et ornements en
passementerie de paille.
Les chapeaux fermés sont si petits qu'ils ne portent plus de
tours, il n'y a plus de bavolets et, dans la plupart des
modèles, pas de calottes.
Il y a de toutes petites fanchons en tulle blanc formant, à
peu
près, le quart d'un chapeau ordinaire, attachées
par de
larges brides, puis une jolie couronne de roses, de fleurs de
pommier ou de volubilis de manière à former
diadème et traverser le chignon par derrière.
Quelques modèles ont la forme Marie-Stuart par
devant.
Avec tous ces petits chapeaux, il est indispensable de porter un gros
chignon ; on en porte des postiches, ce qui est souvent le cas pour le
gros chignon frisé très à la mode en
ce moment.
Les
modistes réputées de l'époque sont Mme
Aubert, Mme Talon...
Divers
chapeaux
1857 Le fanchon
avec bavolet
qui règne jusqu'en 1864 et m^me un peu plus mais sa forme se
modifie
1859 Le
chapeau-impératrice
à bords relevés
1864 La casquette Windsor
1865
Le chapeau Lamballe
1869
Apparaissent les petits
chapeaux
Bergère qui sont
plantés sur le front
On
trouve aussi les chapeaux
melons, les toques, les tyroliens
agrémentés
de plumes et d'aigrettes.
Voici,
ci-dessous, quelque photos de ces chapeaux.
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| Chapeau-fanchon |
Chapeau
impératrice |
Chapeau
Lamballe |
Chapeau
bergère |
Toque |
Voici,
ci-dessous, quelques jolis
chapeaux de l'année 1865
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| Chapeau
velours noir |
Chapeau
velours violet |
Chapeau
velours bleu |
Chapeau
empire |
Toque |
Notes : La maison de mode ou
modiste est
apparueà la fin du
XVIIIéme siècle.
Le
métier de modiste est
rattaché à la section mode/haute
couture.
Celui du chapelier
au syndicat de l'habillement
et du prêt à porter.
Quelques
termes du chapeau :
Bavolet : partie
arrière du chapeau ou du bonnet
qui à la forme d'un volant,
très souvent en dentelle ou en ruban, qui
prolonge
le fond
de la coiffe recouvrant la nuque.
Barbes : bandes de toile ou de
dentelle qui prolongent la passe de
chaque côté du visange sur certaines coiffes.
Calotte : partie ne couvrant que
le haut de la tête.
Coiffe : garniture
intérieure du
chapeau.
Passe : partie de la coiffe qui
orne le dessus de la tête et
quelquefois les joues.
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