La
mode masculine
Le
site est dédié à la mode
féminine, oui,
c'est vrai, mais à la demande de quelques-unes (uns), une
parenthèse sera faite pour parler de ces messieurs.
Pour faire une description succinte de la mode masculine, il nous faut
remonter à
l'année 1845
, époque à laquelle le costume conserve l'aspect
qu'il
avait avant et ce jusqu'en 1847. L'aspect qu'il avait avant :
c'est-à-dire des lignes épurées, des
vêtements ajustés aux manches montées
à
plat, des pantalons étroits et bien tendus. La cravate est
moins
haute et le col de la chemise se rabat par-dessus. tout ceci
courronné par le haut-de-forme.
A
partir de 1847 et jusqu'en 1860,
La
jupe de la redingote évolue, elle se raccourcit,
à tel
point qu'elle ressemble à une basque un peu longue. Cette
redingote est recouverte de vêtements flottants : Pie IX,
cloche,
mandarin, Talma, Charles-Quint, mandarin. Ces vêtements ne
sont
pas plus longs que la redingote. Il y a moins d'extravagance dans la
tenue et les tons sombres sont de nouveau à la mode ; le
sévère habit noir sera la tenue de
soirée.
Il y a, pendant cette période, deux nouveautés
dans l'habillement de ces messieurs : le veston et la jaquette.
Le veston
est taillé droit, montant et à petits revers. Il
peut
être également croisé et
ajusté à la
taille. Une autre version est droit et très ample. La
particularité est : deux boutons placés
à
l'arrière, à hauteur de la taille.
La jaquette
est assez proche de la redingote, mais moins
sévère, avec des basques courtes et
arrondies
devant. La taille est marquée assez bas.
Vers
1857, les
tailles furent très basses et les revers très
larges.
La jaquette et le veston
continuèrent à être de mode.
Les gilets furent de forme châle
ou à petits collets jusqu'en 1860 et fait de diverses
couleurs.
De
1860 à 1869 : le
noir considéré comme de rigueur le soir
se voit
à la ville. C'est le début des cols et plastrons
amidonnés.
Une
innovation dans la mode fut le manteau
court, sans manches, avec ouvertures sur les
côtés. Les
burnous (comme dans le vêtement féminin) sont
à la
mode ainsi que les manteaux à pélerine.
Les
pantalons
furent à moitié collant jusqu'en 1858, ils
étaient
à sous-pieds. Ces petites bandes de cuir fixées
au bas du
pantalon disparurent à partir de 1859 et le pantalons
prirent
une largeur ordinaire.
Aux environs de 1860 : les
pantalons prirent une largeur considérable, ils sont en
"pattes
d'éléphant". Ils reprirent une largeur normale
vers 1866
Le
chapeau haut-de-forme, très haut et cylindrique coiffe
presque
toutes les têtes. Pendant
cette période il subit de légères
modifications :
il eut des bords plus ou moins larges, plus ou moins
relevés,
une coiffe plus ou moins haute et plus ou moins
évasée.
Il justifia toujours le nom, surtouit à la fin de l'Empire,
avec
sa coiffe droite et ses bords étroits, ce nom qu'on lui
avait
donné de "tuyau de poële". C'était une
coiffure
encombrante, de plus il fallait en prendre soin de façon
à ne pas hérisser la soie Pour les
cérémonies et les bals, on portait le chapeau
claque,
appelé aussi "gibus" du nom du chapelier qui l'a
créé. Ce tuyau de poële que des ressorts
permettaient de rabattre sur lui-même devenait aussi plat
qu'une
galette et l'on pouvait le porter sous le bras.

On trouve
également le melon à
calotte basse dans les tons de marron et de beige.
Les
chaussures sont : des bottines à boutons pour le jour et des
escarpins pour le soir.
Pour
monter à cheval ou chasser, on enfile des bottes. Les
élégants commandaient leurs bottes à
Schumacher ou
à Sikorski, ils étaient parmi les bottiers les
plus
réputés, et chez qui, selon Gaston Jollivet, on
ne les
payait pas plus de trente-cinq à quarante francs la paire.
Presque
tous ces messieurs portent les favoris ou la barbe et la moustache que
l'on ne néglige pas de cirer. Certains étalaient
une
barbe démocratique, d'autres avaient les favoris
louis-philipins. Certains adoptaient la barbiche impériale.
Pour
les jeunes garçons, la coupe de cheveux était aux
"Enfants d'Edouard" : une allée rase entre deux bordures
touffues (jolie définition de l'écrivain Maurice
ALLEM ?) Dans les souvenirs d'Ernest Lavisse,
celui-ci rappelle qu'il était enfant coiffé ainsi.
Plats
ou frisé, les cheveux sont toujours bien
pommadés. Les
perruques ne sont plus au goût du jour, on ne rougit plus
d'avouer sa calvitie. A cette époque
on croyait avoir trouvé un moyen pour en arrêter
la
progresssion, à l'aide d'une sève capillaire.
La
tenue de soirée, plus grâcieuse que la tenue de
ville se
composait du frac, de la culotte, des bas blancs et des
escarpins.
Quelle élégance !
Napoléon III fait
renaître, pour les couleurs et les broderies, les costumes de
cour et les uniformes civils créés par son oncle.
Ils
sont adaptés à la mode nouvelle : l'habit est
dégagé, à col droit assez bas et il
remplace
l'habit à la française Le pantalon peut se
substituer
à la culotte.
Pour
suivre l'évolution du costume masculin, voici quelques
illustrations de 1845 à 1869, tirées du
livre :
"Le costume occidental" de l'Antiquité
à la fin du XXème siècle.
Informations
tirées des livres en ma possession :
Le costume de le Restauration à la
Belle Epoque
Le costume Dix-Neuvième
siècle, n°5
ET QUELQUES EXTRAITS DE CAPRICES DE LA MODE ROMANTIQUE
et de
LA VIE QUOTIDIENNE sous le SECOND EMPIRE
Les images sont tirées des livres
précités. ainsi que du livre
ELEGANTES Modes d'avant-hier 1850-1866
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