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La mariée




   jeune fille                     Joli couple !     à marier... ?                        jeune garçon                                               
                                                             
  

Chanson

1

Fillette,
Pauvrette,
N'offre, en ce pays-ci,
Pour dot à son mari,
Que le chapeau de roses,
Tout fraîchement écloses.

2
Mais si les dons du coeur,
Le travail, la candeur
 En ont formé la tresse,
De ton front bannis la tristesse
Crois-moi,
Fillette,
Pauvrette,
Ce chapeau de fleurs, sur ma foi,
Vaut bien la couronne du roi.




 Dans les vieillles provinces d'Auvergne, d'Anjou, de  Touraine, de Lodunois et du Maine, on voit que, dans les familles nobles, le père qui avait des enfants mâles ne donnait, le plus souvent, à sa fille, en la mariant, qu'un chapeau ou chapel de roses. En Normandie, les filles n'avaient, pour toute part, qu'un chapeau de roses. (De Chesnel, Histoire de la rose)
On peut citer le chapel de roses, cette dot des filles dans l'ancienne France, comme une allégorie chargée d'enseigner à la femme que les grâces et la beauté, apanage de son sexe, dont la rose est l'emblême, sont une dot suffisante pour compenser ce qu'il y a d'odieux dans l'exclusion de l'héritage paternel prononcée contre la femme par la loi politique. Cette fiction a peut-être aussi pour objet de représenter l'idéal du mariage. La femme, en passant entre les mains du mari sans autre dot qu'un simple chapel de roses, n'a pu être recherchée et aimée que pour elle-même. (Chassan, Essai sur la symbolique du droit)

Beaucoup de progrès ont eu lieu  concernant le mariage de la jeune fille depuis  1847, dans" la symbolique du droit" de Chassan .

robe de mariée


robe de mariée


 Sous le Second Empire, la jeune fille de la moyenne bourgeoisie, recevait une éducation religieuse, on lui enseignait aussi le savoir-vivre, la musique, le chant et aussi la tapisserie. Son rêve était de quitter la maison comme le dit si bien le poète.


Sur le vieux banc qu'ombrage un vert rideau de vigne

Clydie aux bandeaux purs, Clydie au col de cygne
Dévide, pour broder des oiseaux et des fleurs,
Un écheveau de soie aux brillantes couleurs.
Devant elle Palès tient, comme elle l'ordonne,
Sur ses petites mains l'écheveau monotone,
Et laissant par moments échapper un soupir
Remonte un peu le bras que l'ennui fait fléchir.
Le fil court. Par instants la blanche fiancée
Suspend sa main qui tourne et, soudain oppressée
Des premières langueurs de sa jeune saison,
Rêve au temps qui viendra de quitter la maison...
Alors comme un oiseau qui voit la cage ouverte
Palès se tourne et mord dans une pomme verte.

Albert Samain (1858-1900)




Elle se mariait dotée, avec un jeune homme dont la situation était en rapport avec sa condition.

Le mariage bourgeois était un acte essentiel.  Il fallait, à la jeune fille, un mari qui ait du bien ou un emploi sérieux.

Bien rares étaient les mariages d'amour dans la bourgeoisie, grande ou petite. On unit deux patrimoines et l'on dit que les unions sont les affaires des notaires.

Le mariage religieux s'imposait sinon le statut de concubins fermait les portes pour être reçu dans la bonne société.


Comme nous l'avons dit, le trousseau : linge de corps et linge de maison était la dot de la jeune fille.

La préparation du trousseau obéissait à des règles précises à cause de la valeur de patrimoine qu'il représentait.


Le mariage est "Le grand Jour" de la femme

la mariée en famille

La robe de mariée est "unique" parce qu'à l'image de ce jour solennel qui, lui aussi, est "unique

ci-dessous, quelques jolies robes de 1853 à 1869

1853 1858 1859
1853 1858 1859
1861 1865 1869
1861 1865 1869


Coiffures de mariée
de l'année 1865

coiffure mariée 1865 jolie coiffure

Coiffure de mariée  9 juillet 1865
arrière coiffure

Cette jolie coiffure de mariée est de chez Mr. Croisat,  Rue de Richelieu

Cette belle coiffure se compose de doubles bandeaux légèrement ondulés et d'un chignon natté. Les cheveux de devant sont partagés en deux parties sur chaque côté. La partie supérieure est roulée sur un crêpé puis tressée avec la partie inférieure qui a été peignée en arrière; entre les deux bandeaux élevés on place une petite touffe de boucles au-dessus du front; les cheveux de derrière sont noués et divisés pour former deux tresses retenues par un peigne élégant. Quand la coiffure est terminée, on la couvre par un voile en tulle de soie ,plissé au milieu et retombant jusqu'à l'ourlet de la robe. On pose, ça et là, des branches de fleurs d'oranger et des roses blanches.

autre coiffure de mariée coiffure de mariée

Coiffure de mariée 7 Mai 1865
profil coiffure

Cette autre coiffure de mariée est, elle aussi, de chez Mr.Croisat, Rue de Richelieu

Les bandeaux sont ondulés et rejetés en arrière sur un crêpé qui couvre l'extrémité de la natte-diadème, accompagnée d'une branche de fleurs d'oranger. Le chignon Louis XV est accompagné, de chaque côté, par une touffe de boucles. Des branches de fleurs d'oranger garnissent le peigne et retombent en dessous du chignon. Le voile en tulle illusion  blanc couvre le chignon et retombe en arrière.



Vous aimez les mariées du temps passé, visitez le musée

"Les Trésors du Mariage Ancien".

Il est situé au pied du Mont-Dol, petit village touristique entre Saint Malo et le Mont Saint-Michel.


A lire : Les reliquaires d'amour

Livre d'or

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