Telle
mère, telle fille !
Tout au long de cette
période, les jupes des fillettes
restent courtes et les pantalons pointent dessous.
|
Comme pour le costume féminin, le XIXème
siècle imposera aux petites filles le port de la crinoline
et du corset. On
leur apprend le mode de la représentation et, comme leur
mère, on leur
attribue l'indispensable chapeau ainsi que de nombreux accessoires :
sacs gants, châles ...
|
- De 1852
à 1860 : la
robe est tout d'abord
assez longue et se modifie pour n'arriver plus
qu'au genou. La jupe est très souvent garnie de volants.
Le
Le
pantalon de lingerie est de rigueur et
dépasse de la robe et, bien entendu, l'indispensable crinoline
pour faire bouffer la jupe. Pendant cette période, la
fillette est
coiffée en bandeaux et porte un chignon bas qui
diffère peu de celui de
sa mère. basque et les manches sont de forme
pagode. Comme
pour leur mère,

- De 1860
à 1866 : la
robe perd ses volants
et devient d'une seule pièce, c'est-à-dire
"princesse" ou alors la jupe
est à plis.
Les
ornements sont simples : soutache,
galon ou dentelle
posée à plat. La crinoline est très
large et la culotte de lingerie en
dépasse encore un peu. Comme leur mère,
elles portent des mantelets vagues
, des capes et des basquines. Leur coiffure se modifie : elle est
tirée
en arrière et rassemblée pour former
un catogan prisonnier d'un filet.
Les chapeaux n'ont plus la forme de capote. Ils sont larges de bord, la
calotte est assez basse et a souvent une forme ovale. Ces chapeaux sont
garnis de plumes et de rubans.
- De 1866
à 1869 : les
jupes diminuent de largeur et raccourcissent et ne
découvrent pas le
pantalon. La forme générale est en
cône, aussi bien pour la jupe que
pour la
veste.

Les
décolletés des robes sont carrés, les
bretelles
passées sur les guimpes sont à la mode. Les
corsages sont à basques
découpées et les ornements
géométriques ont la faveur surtout la forme
"dents de scie". Les chapeaux se sont modifiés : ils sont
plats et à
bords étroits et, bien entendu, eux aussi se plantent sur le
front. A
partir de 1869, les fillettes portent le "pouf" comme leur
mère. La
robe s'arrête juste au-dessous du genou et la jupe de dessus
est drapée
par des cordons ou des fronces. La forme de polonaise
à trois pans imite la forme portée sous le
régime de Marie-Antoinette.
-
A
partir de 1870, on n'impose plus
aux fillettes, comme
à leurs mères, le port de la tournure.
Le corsage est encore à décolleté
carré . Il a souvent une guimpe en
mousseline blanche avec un tout peti col droit. Le paletot est
court, reste tronconique et vague. La forme
du chapeau change
encore.
Il
est à bords étroits, sa calotte est
assez haute et un peu
arrondie. La casquette à visière ainsi que le
chapeau rond sont également à la mode.
|