
Lingerie (suite)
Les
guimpes et berthes :
La
guimpe est une chemisette sans manches, presque toujours
à
col, le col durera jusqu'en 1869. On la nomme ausi
guimpe-plastron. Elle se porte sous une robe pour en
atténuer le décolleté. Elle est
assortie aux
manchettes qui se glissent sous les manches de forme pagode du corsage.
Les
guimpes : en voici quelque modèles de
1852 à 1860
La
berthe, elle,
est une sorte de petite
pélerine qui peut être avec manches, comme celle
présentée c-dessous, ou sans manches.

En voici quelques modèles
Les
cols et cravates
Les
cols
sont, en général assortis
aux manches et forment, avec elles, ce qu'on peut appeller la parure.

Voici
quelques cols et manchettes assorties de l'année
1864 :
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| Col en toile orné de
jours
et
dentelle |
Manche assortie au
col en toile |
Col
à bavettes |
Manche assortie
au col à bavettes |
et voici quelque
cravates de la même année
Les
manches, sous-manches et manchettes
A
partir de 1845 commence le règne, qui durera trente ans,
des
parures composées d'une guimpe à col et de
manchettes que
l'on glisse sous les manches pagode du corsage...est ce qu'on peut lire
dans le livre "Indispensables accessoires
XVIè-XXè
siècle.
Je
ne mets pas en doute ces propos, mais dans les livres de mode de
l'époque les illustrations sèment la confusiosn
entre
manches, sous-manches et manchettes.
La manche :
est la
partie du vêtement couvrant le bras mais, elle, elle est
reliée aux vêtement, c'est ma
définition.
- En
1852-53, dans le "Magasin des
Demoiselles" on
pouvait lire ceci : les manches pagode servent, pour ainsi dire, de
mannequin aux manches qu'on invente. On les retrouve sous les manches
à volants, sous les manches à parements; on les
ouvre,
dessus et dessous le bras, en fer à cheval, etc... mais on
reconnaît toujours l'origine sous le travestissement. Il est
présumable que l'hiver ramènera quelque
idée
nouvelle.
- En
1859-60,
dans le même livre, on pouvait lire
ceci : Les manches prennent mille formes; il y en a pour tous les
goûts, depuis la manche plate à coude
jusqu'à
l'immense pagode.
- En
1865, on parle moins des sous-manches mais il y en a encore, on parle
davantage des manchettes assorties aux cols.
La manchette
: est
la
garniture de toile ou de dentelle qui orne le poignet d'un chemisier,
elle est rattachée à une sous-manche
étroite
La sous-manche
: ma
définition de la sous-manche est la suivante :
manche avec
poignet ou manchette fantaisis ayant un bracelet en haut et se
glissant sous les manches larges des robes.
- En
Octobre 1852 , dans le "Musée des Familles" on
peut lire ceci : A propos des sous-manches, il s'en fait avec
un
gros bouillon qui surmonte la dentelle et dans lequel on place un ruban
terminé par un joli noeud.
- En
1856, les
sous-manches ont un volume
excessif, celles à bouillons sont choisies pour toilettes
habillées car
on leur ajoute des flots de rubans ou de velours. les sous-manches
simples se font avec un poignet sans volants ou avec revers
mousquetaires ou avec un poignet avec un volant de mousseline
brodée.
Difficile
de différencier manchettes et poignets.
En
1860, les manchettes sont, à poignet, très
gonflées sur l'avant-bras. Dans le "Magasin des Demoiselles"
de
l'année 1859-60, on peut lire ceci : En lingerie,
nécessairement la nouveauté est pour les
manchettes des
manches fermées : on en fait de très hautes en
pointes,
dites "manchettes Mazarin"; elles sont en entre-deux
de
Valenciennes et brodées, ou en entre-deux et de
piqûres. On en fait encore en anciennes guipures de Venise,
et en
guipures nouvelles ou avec plusieurs rangées de Valenciennes
séparées de petits velours. Il y a aussi les
manchettes
plates, rondes ou pointues en batiste double, unie ou
brodée,
les manchettes avec poignet qu'on retourne ; ces dernières
sont
toujours à boutonnières et demandent des boutons
de
métal.
En
1864, dans "La Mode Illustrée", on dit ceci
à
propos d'un poignet assorti à un col-pèlerine :
on
exécute ce poignet avec les étoffes
employées pour
le col; on le fixe sous la manche de la robe qu'il est
destiné
à accompagner. On pose une ruche de dentelle blanche sous la
ruche de taffetas. Ce genre de sous-manche est
particulièrement
commodepour les voyages.
En
1868-69, dans "Le Magasin des Demoiselles" dans les ouvrages de
lingerie, on trouve ceci :
Manchette
de femme : La manchette est en toile
double, bouton de linge au milieu et
boutonnière de chaque côté . Elle a
l'avantage de
faire une économie en ce qu'elle se porte des deux
côtés; quand l'un est
défraîchi, on change le
bouton de métal de bas en haut et on salit l'autre.
Comme
on peut le voir de 1852 à 1869, il semblerait que la
définition de la manchette ait changé. A voir,
j'attends
vos impressions sur le Livre d'or
En
attendant voici, ci-dessous, des photos, sans distinction,
des
manchettes et sous-manches

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| Manche
de 1853 |
Manche de 1853 |
Manche
de 1858 |
Manche de 1860 |

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| Manche de 1860 |
Manche
en tulle de 1864 |
Poignet de
1864 |
Manche
de 1864 |
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| Sous-manche de
1864 |
Poignet |
Sous-manche
de 1864 |
Manche en tulle de
1864 |
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