Joli tableau de Monet : Jeanne Marguerite Lecadre au jardin

Un jardin que l'on créé soi-même est lié à notre histoire personnelle et à celle de nos amis, tissé de notre personnalité, nos préférences et nos goûts ; il constitue une sorte d'autobiographie, non écrite, mais néanmoins réelle.

Montrez-moi votre jardin, dites-moi qu'il est bien le vôtre et je vous dirai qui vous êtes.

Alfred Austin
 

A la découverte de mon jardin


Mon jardin, situé dans la belle région de l'Anjou, il est petit, à peine 500 m2, c'est :

  • une pincée d'imagination, (la mienne)
  • beaucoup de fantaisie, et,
  • des fleurs de toutes sortes, sans prétention.
Je l'ai voulu, ce jardin, romantique et un peu sauvage, tout à la fois. mais surtout j'ai désiré avoir la beauté et le parfum de la rose :
 ma fleur préférée.

Et voici, ci-dessous, un des grands chênes qui forme, avec quelques autres, l'ossature du jardin et qui font ma fierté.
l'arbre
J’ai commencé cette page par ce poème, que je trouve très beau :

L'arbre
Tout seul,
Que le berce l’été, que l’agite l’hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine...
                                                                                                          Verhaeren
Trois grands chênes, à la ramure majestueuse, forment la structure du jardin.

Deux de ces chênes, formant un "angle", abritent la pergola, au fond du jardin..

Une petite allée mène vers ce petit coin d'intimité.

Il est si petit,! le jardin, une allée fleurie en fait le tour pour profiter des parfums.

Situé devant la maison un mini-jardin rond est un mélange de rosiers et de plantes aromatiques (pour les avoir sous la main).

J’ai tracé la toile de mon jardin.
, en voici un aperçu

allée menant à la pergola
allée fleurie verso allée fleurie verso fontaine
allée menant à la pergola allée fleurie verso allée fleurie recto fontaine
fontaine repos à l'ombre du bouleau pergola cachée rambarde fleurie
mini jardin rond repos à l'ombre du bouleau la pergola cachée rambarde fleurie


Le jardin s’éveille et la floraison des rosiers a commencé.
Le premier rosier à fleurir est un beau grimpant rouge, palissé le long de la maison.
Je l'ai nommé : "ma belle inconnue" car j'ignore son nom et l'ai reçu à une époque où je n'attachais pas d'importance au nom des rosiers.
ma belle inconnue
 
Il est suivi par la jolie petite rose simple jaune pâle, celle du rosier botanique "Rosa Hugonis, introduit en 1899. Il a un feuillage léger et des fleurs tout le long des branches. Il fleurit en Mai. Ce rosier provient de Chine.
Dans le jardin, il s'épanouit en compagnie du kerria d'un jaune un peu plus foncé.



Ce joli buisson voisine avec un rosier Rosa rugosa, qui, lui, fleurit un peu plus tard.
rosa hugonis  


Le rosier Rosa Rugosa, en provenance de Chine-Corée, a été introduit en 1854. 


Général Shablikine, créé en 1878, par Nabonnand fleurit en même temps, à l'abri de la maison.
C'est un rosier thé arbustif, aux fleurs rose carminépâlissant à la défloraison.
général Shablikine


Un autre de mes chouchous : "Cornélia" fleurit en compagnie des bouleaux. Il a été créé, en 1925, par Pemberton. C’est un arbuste à port souple, à fleurs bien parfumées, aux couleurs rose pêche nuancé de rose.

rosa spinosissima Au fond du jardin, une jolie petite rose simple encore : Rosa spinosissima, en provenance de l'Europe et de l'Ouest de l'Asie. Ce rosier fut introduit en 1600
                  
Nombreux sont les rosiers qui vont fleurir dans les jours à venir, mais ils ne sont pas les seuls à éclore, la glycine, elle, forme une voûte au- dessus d’une petite allée qui contourne la pergola et elle se marie avec les branches du chêne voisin.


Les iris aussi s'épanouissent, tous plus beaux les uns que les autres, groupe d'iris en voici quelques-uns en photo, ci-dessous.




Mais le temps est maussade et voici, ci-dessous, ce poème qui traduit bien ma pensée.



Il pleut sur mon jardin, la campagne est en pleurs,
L’oiseau est disparu, le chant du grillon cesse,
Je contemple pourtant sans la moindre tristesse
La verdure du gazon, la beauté des fleurs.

Il pleut sur mon jardin, il pleut sur ses couleurs,
Un lézard attardé fuit à toute vitesse,
Mais la rose parait s’offrir à la caresse,
Que le ciel lui dispense ainsi que des faveurs.

Il pleut sur mon jardin, il pleut sur mon dimanche,
Et le coeur tout gonflé, j’ai saisi mon crayon,
Non pour faire un message appelant le rayon,
Du trop boudeur Phébus, mais pour me souvenir,
Du plaisir que je prends à regarder venir
Des sylphes sur l’étang, des perles sur la branche.

Pierre PEGUY





Vous souhaitez que je continue la description des rosiers  contactez-moi, je me ferai un plaisir de vous répondre.

Je vous invite à découvrir ce beau jardin de l'Anjou décrit par une passionnée : Démons et merveilles




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